1. Comptes communaux 2016.

Lire les comptes, quand on est conseiller de l’opposition est un travail fastidieux. Je voudrais remercier le personnel du service financier qui nous accueille toujours avec beaucoup de gentillesse et de patience. La lecture des comptes donne l’impression que le budget a été plutôt bien calculé. La commune n’a pas payé d’intérêts de retard en 2016, ce qui veut dire que les dossiers sont correctement suivis du point de vue financier.

Comme les années précédentes, Ecolo regrette l’absence de préoccupations environnementales de la part de la majorité. En effet, les budgets pour la semaine de l’arbre, pour une campagne de gestion des déchets et pour des actions environnementales n’ont pas été utilisés. Pourtant, cela vaudrait la peine de s’intéresser au sujet vu le montant que les Lessinois dépensent pour leurs poubelle:1.070.000 €! Notons que certaines “cotisations” sont assez élevées: 63.000 € à IDETA, 59.600 € à No télé. Les service rendus doivent donc être à la hauteur.

  1. Modifications n°s 1 des services ordinaire et extraordinaire du budget communal de l’exercice 2017.

Les modifications du budget ordinaire n’entrainent pas de remarques particulières. On découvre que le Beau Vélo de Ravel coûtera au moins 30.000 €. Ecolo espère que les retombées économiques pour la ville de Lessines et ses commerces seront à la hauteur !

A l’extraordinaire, Ecolo approuve les dépenses de 550.000 € pour la construction de logements à l’angle de la Reinette et de la rue de Grammont, le supplément de 75.000 € pour les travaux de voirie à Deux-Acren (total: 525.000 €)  et le supplément de 75.000 € pour le complexe sportif (selon les estimations d’ORES).

Mais  pourquoi acheter un camion porte-conteneur alors que ce Conseil va approuver un cahier des charges pour la mise à disposition et le transport de conteneurs ?

Il est également prévu 120.000€ pour la mise en œuvre de l’audit informatique. C’est une bonne nouvelle quand on connait la piètre performance des outils informatiques qu’utilise le personnel communal. Sur ce dossier, Ecolo souligne que cette mise à niveau informatique aura certainement des implications sur les habitudes du personnel. Ecolo demande dès lors au Collège de veiller à ce que le personnel soit formé au mieux.

  1. Hôpital Notre-Dame à la Rose. Fonds FEDER. Connexion dans la Ville.  Auteur de projet.

Le cahier des charges prévoit bien plus qu’une simple connexion de l’Hôpital Notre-Dame à la Rose avec la Grand’rue. Il prévoit aussi la réorganisation de l’espace d’accueil des visiteurs et la rénovation de la salle de restauration à l’étage, ce qui est une bonne chose. En effet, l’organisation de l’accueil des visiteurs n’est pas rationnelle. L’acoustique et le confort de la salle de restauration sont détestables. Ces rénovations sont largement subsidiées par le Commissariat général du tourisme, mais elles représentent un coût important pour les contribuables, surcoût qui aurait pu être évité si ces espaces avaient été mieux pensés à l’origine.

Le cahier des charges prévoit aussi la démolition de l’ancienne boucherie à l’entrée de la porte d’Avau  et la  reconstruction d’un office de tourisme ouvert sur les nouvelles technologies.  Sur 90 m², il est cependant prévu de faire coexister l’office du tourisme avec un espace de co-working. C’est très tendance mais pour Ecolo ce projet ne tient pas la route car un espace de co-working n’est pas uniquement un endroit avec du wifi. C’est un véritable espace de travail qui est peu compatible avec l’activité d’ un lieu qui accueille les touristes.

Enfin, le cahier des charges laisse clairement entrevoir le rachat du bar « New Escale ». Pourquoi pas  si c’est pour donner de la cohérence à la porte d’Avau. Mais si c’est  pour y créer à terme un salon de thé,  Ecolo n’est pas d’accord. Ce type d’activité doit être laissé aux acteurs économiques locaux. Ecolo a très souvent dénoncé le fait que l’Hôpital Notre-Dame à la Rose vive en autarcie. La connexion du musée avec la Grand’rue doit justement être l’occasion pour lui de s’ouvrir sur la ville…

  1. Aménagement des abords du Complexe sportif. Etude pour l’éclairage public.

Un éclairage efficace des abords du bâtiment est bien entendu indispensable pour le confort et la sécurité des usagers et des visiteurs du complexe sportif. Il faut un éclairage performant et économique. Ecolo ne comprendrait pas que l’éclairage reste allumé avec la même intensité durant toute la nuit.  A l’heure où la technologie le permet, il faut installer un éclairage intelligent. Ce sera peut-être plus cher à mettre en place, mais ce sera plus économique à l’usage et certainement plus écologique. Cela limite aussi ce qu’on appelle la pollution lumineuse et en termes d’image, ce serait aussi très positif pour Lessines. ORES doit intégrer cette notion d’éclairage intelligent dans son étude. C’est pourquoi Ecolo suggère de le préciser à la fin de l’article 2.1 du projet de délibération.

L’article qui se termine par « analyse des offres du marché de fourniture du matériel d’éclairage public »  deviendrait « analyse des offres du marché de fourniture du matériel d’éclairage public le plus performant et le plus économique à l’usage et à long terme ».

  1. ASBL « Centre Culturel René Magritte ». Modification des statuts. Décision.

N’ayant pas de représentant à l’asbl “Centre culturel René Magritte”, il n’est pas facile de comprendre le sujet de ce vote.

Il nous est demandé de voter “les statuts de l’asbl ainsi que leur coordination officieuse”. Pourquoi voter quelque chose d’officieux?

On modifie les statuts pour les adapter au nouveau décret. Si on comprend bien les documents mis à disposition dans ce dossier, le nouveau décret qui régit les centres culturel date du 29 janvier 2014. Pour avoir attendu plus de 3 ans pour faire ce travail?

L’organisation du Centre culturel est très compliquée: pour faire tourner le Centre Culturel René Magritte,

  • il y a les membres du centre culturel: ceux qui paient une cotisation
  • il y a les membres de l’assemblée générale qui élisent les membres du CA qui élisent les membres du comité de gestion
  • il y a aussi les membres du conseil d’orientation qui ne sont pas vraiment définis, ni par rapport à leur profil ni en ce qui concerne leur nombre
  • Il y a aussi le directeur et les animateurs!
  • Et, heureusement, il y a aussi le public qui vient voir les spectacle!

L’assemblée générale est composée d’une chambre publique qui compte 2 personnes envoyées par la Province et 9 désignées par le Conseil Communal  selon la clé d’Hondt et une chambre privée dont le nombre de membres n’est pas fixé. Il faut plus que 11 personnes mais elle pourraient bien être 30, par exemple!

Ecolo ne comprend pas non plus pourquoi le nombre d’administrateurs communaux passe de 7 à 9.

Ecolo rappelle aussi que le pacte culturel prévoit que les partis qui n’auraient pas de représentants au CA via le clef D’hondt peuvent envoyer un représentant avec voix consultative. Ecolo constate que cette obligation légale a  été omise dans les nouveaux statuts. Il faut donc rajouter ce critère.

  1. Octroi d’un subside à l’ASBL « Centre Culturel René Magritte ».

Il semble que les remarques d’Ecolo formulées précédémment commencent à porter leurs fruits. On observe une plus franche collaboration avec le CPAS : l’intervention du Centre culturel dans le projet « potager social » avec les ateliers cuisines est un pas en avant. Ecolo souhaite que cette collaboration en amène d’autres. Il y a aussi le projet « éventail »  dont on parle depuis des années : s’il n’est pas encore développé comme la roue du paon, il commence à s’ouvrir… Ecolo apprécie l’adhésion au projet INTERREG DEMO, un projet qui crée des liens avec d’autres régions, d’autres acteurs de la culture et qui intégre la durabilité dans sa réflexion.

  1. Assemblées générales de diverses intercommunales.

IPFH:

Ecolo désire que le conseil demande que le raport d’activité de l’IPFH contienne beaucoup plus d’informations sur les structures dans lesquelles cette intercommumnale participe (rémunération des administrateurs, stratégie d’investissements, position défendue par IPFH en AG, prise de participations nouvelles,…). Il faudrait aussi que le rapport annuel comporte un chapitre sur l’impact environnemental des activités de l’intercommunale et des sociétés dans lesquelles elle détient des participations.

A propos de la gouvernance de l’intercommunale, notre commune doit demander que l’intercommumnlae revoie la taille de son comité de direction. Actuellement, les statuts prévoient 16 personnes dont 7 vices-présidents. C’est beaucoup trop. 6 personnes suffiraient.  Un poste pour chaque représentant des intercommunales économiques membres, un pour chaque grande zone du Hainaut, c’est un grand maximum.

L’intercommunale comporte 4 comités de secteurs, résidus des anciennes intercommunales qui ont fusionné pour créer IPFH.  Ces comités prennent des décisions qui pourraient être prises par le conseil d’administration lui-même. Ces comités devraient donc disparaître.

Questions posées par les conseillers

  1. WC publics

Il est du ressort du pouvoir communal de gérer tous les aspects de la vie en commun sur le territoire de la commune, d’être attentif aux gros dossiers qui valent des millions comme aux petits problèmes: j’ai cité les WC publics !

Se rendre aux toilettes est un besoin essentiel, mais quand on se trouve à l’extérieur, il est parfois difficile à satisfaire. La situation est particulièrement problématique pour les gens souffrant de problèmes intestinaux,  pour les femmes et, en particulier les femmes enceintes.

Dans notre pays, on constate un manque de toilettes publiques et un manque d’hygiène dans la plupart des toilettes existantes. Ces problèmes, ajoutés à la présence de personnes parfois malveillantes, rendent les toilettes existantes glauques, alors que leur utilité ne peut être mise en cause.

Malgré les problèmes d’entretien, de sécurité ou de financement qui peuvent survenir, il est important de réfléchir à l’élargissement de l’offre de toilettes publiques. Le Parlement Wallon a d’ailleurs déposé une résolution en ce sens le 5 juillet 2016 (http://nautilus.parlement-wallon.be/Archives/2015_2016/RES/551_1.pdf). Dans cette résolution, il :

1- recommande aux communes, en tant que service public, de veiller à l’accès en permanence à des toilettes publiques sur le territoire communal;

  1. recommande aux communes, lors de l’organisation d’événements exceptionnels, de prévoir suffisamment de toilettes publiques;
  2. suggère aux communes d’assurer hygiène et sécurité au sein des toilettes publiques placées sur leur territoire;
  3. conseille aux communes d’élargir leur offre de toilettes publiques.

A Lessines, puisque le bâtiment de la poste va devoir être aménagé pour accueillir la police de proximité, Ecolo demande qu’on en profite pour réfléchir à l’installation de WC publics  à cet endroit. Le Collège est-il prêt à se saisir de cette question ?

 Herbicides

La commune a acheté de grandes quantités d’herbicides ces dernières années. Quelles sortes d’herbicides et en quelles quantités le service travaux a-t-il en stock actuellement? Quelle utilisation compte-t-elle en faire ?

Travaux de voirie à Deux-Acren

L’année dernière, suite aux inondations du 7 juin 2016, Ecolo  avait  demandé que la majorité développe un plan d’action pour réparer les dégâts causés par ces inondations. Ecolo avait ainsi pointé certains points problématiques sur le village de Deux-Acren et plus précisément aux hameaux de Lisière du Bois, Remincourt et Chapelle-Saint-Pierre. A l’époque, l’échevine des travaux  avait  prôné la patience  car, nous disait-elle,  la commune n’a pas les compétences en interne pour réaliser ces travaux.

Près d’un an plus tard, certaines réparations ont été réalisées, mais les riverains nous disent que la plupart des réparations sont en fait des rustines qui ne tiendront pas longtemps et ils ne comprennent pas comment les chantiers sont organisés ; nous non plus…

Ainsi, à l’entrée de la Lisière du bois, du côté de Chapelle Saint-Pierre, et à l’entrée du U qui commence entre les n°s 72 et 74 de Remincourt, les services communaux ont entamé des travaux fin avril : ils ont d’abord enlevé le revêtement, ajouté une couche de stabilisé puis, ont commencé à placer du macadam sur presque toute la surface. Presque ? Car une bonne moitié de Remincourt n’a pas été macadamisée. (cf. photos). On ne comprend pas pourquoi le macadam n’a pas été posé d’une traite. En procédant comme cela a été fait, l’on rend l’ouvrage plus fragile et sa dégradation plus rapide, en particulier aux points de raccords.

Pourquoi avoir finalement fait appel aux services communaux contrairement à ce qui avait été annoncé ?
Et pourquoi ne pas avoir réalisé les travaux d’une traite ?
Ne serait-ce pas un aveu que les travaux ont été mal évalués, mal planifiés ?
De manière générale, il y a-t-il un plan pour la réparation des dégâts liés aux inondations du 7 juin 2016 dans cette partie de Deux-Acren ?